Légitimité

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Légitimité

Message  vieil-obs le Mer 5 Déc - 1:58

Légitimité est un effet un des mots clés de cette "mobilisation.
Bien choisi, en fait , à défaut de son cousin "légalité", pourtant embusqué dans l'arrière plan de la situation.

C'est une bonne chose que seule la légitimité soit en jeu, et ceci même de manière si problématique. La légalité que certains agitent est pourtant, on le sait, un terrain possible : celui qui se transforme en intervention policière.
Accordons au Président, juriste lui même, de perdurer dans cette attitude de l'affrontement des légitimités sans trancher par la légalité

Aussi, accordons-nous sur le fait qu'une action politique peut (et doit peut-être) flirter avec cette légalité : il y a la dedans une certaine force, voir de la beauté. Ainsi, une légitimité peut être reconnue. Elle peut même l'être, reconnue, par ceux qui y sont hostiles. Le problème majorité/minorité est à cet égard mal posé, faisant oubli d'un troisième terme de la situation qui est la masse - le plus souvent absente - et qui est abusivement comptabilisée dans le camp des "anti". (Ah ! Baudrillard)
A l'évidence, la situation que nous connaissons appelle pour qui en est l'acteur une réflexion critique permanente (on n'entrave pas la liberté des gens, sans à chaque seconde de cette mise en acte la penser comme problématique) : éternelle question de la fin et des moyens.
La légitimité n'est pas une vertu en soi ni immanente à quoi que ce soit ; un vote, une AG, une décision de groupe ...
Tautologiquement est légitime ce que je reconnais comme tel. Et il parait difficile de sortir de ce cercle.
S'il faut passer outre cela, cela risque fort de s'appeler la contrainte ... Franchement problématique, du moins je l'espère dans l'esprit de tous. (voir plus bas sur l'utilisation de "je")
Je lis sur ce forum des propos étranges et parfois inquiétants : j'espère ne pas voir un jour, et entrevoie cela comme une catastrophe, le Président de l'Université faire respecter par la force une motion d'assemblée générale qu'elle qu'en soit l'importance, même et surtout si je souscris à cette motion.
Comme la légitimité, L'AG n'est ma souveraine que si et seulement si je lui reconnais ce statut ... et il faut comprendre ce "je" comme l'attribut que chacun conserve toujours dans une mouvement collectif.

vieil-obs

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